« Une installation qui dure est une installation bien conçue, mais surtout bien entretenue ! »

Interview de Damien COLLIGNON - Project Engineer, Technics and Audit SECO Luxembourg

Coûts élevés des réparations, dysfonctionnement et durée de vie réduite des installations, mise en service de mauvaise qualité ou encore vétusté non anticipée ; l’absence d’évaluation de maintenance mène, à terme, a des situations difficiles concernant la santé des bâtiments. C’est pourquoi, par sa forte expérience dans le contrôle des domaines techniques et dans le cadre de la garantie décennale, SECO Luxembourg a développé, à destination du secteur de la construction, un audit de la maintenance unique au Luxembourg.

Pourquoi proposer ce service ? Quels besoins comble-t-il ?

Au Luxembourg, la majorité des bâtiments sont suivis avec dynamisme lors de la conception et sont, par la suite, souvent délaissés lors de l’exploitation. La maintenance est trop souvent superficielle voir même, dans certains cas, inexistante. Or, nous savons qu’une installation qui dure est une installation bien conçue, mais surtout bien entretenue !

À l’heure actuelle, nous sommes pratiquement les seuls, sur le territoire luxembourgeois, à proposer une évaluation de la maintenance. Le but étant de donner aux propriétaires ou gestionnaires de parc immobilier une cartographie de l’état de leur patrimoine ainsi qu’une vue d’ensemble des investissements nécessaires pour maintenir la pérennité des installations.

De manière pragmatique, en quoi consiste l’évaluation de la maintenance et sur quels principes se base-t-elle ?

Notre mission consiste en une inspection visuelle du bâtiment et plus particulièrement des installations techniques. À la suite de cette inspection, une évaluation de l’état des installations appelée « mesure de condition » est réalisée. Cette évaluation est basée sur la norme NEN 2767-1 et -2 ainsi que sur l’importante expérience de SECO dans les divers domaines techniques.

La mesure de condition fonctionne avec un système de score de condition. L’évaluation se concentre sur trois axes : la gravité représentant l’influence du défaut sur le fonctionnement de l’élément, l’ampleur qui représente l’étendue du problème et enfin l’intensité donnant le stade du défaut. L’état réel de l’équipement s’évalue donc grâce à la corrélation de ces trois éléments.